Mon travail s’articule autour du monde du vivant, formes animales ou végétales en mutation. J’épure, je mêle, transforme pour recomposer des personnages.

Dans mon atelier naît toute une série d’êtes imaginaires petits ou grands, comme une façon de donner vie à une combinaison de matières inertes et synthétiques.

J’utilise des résines et mastics polyesters que je travaille longuement, comme une méditation, une incantation à la vie. Les couches se superposent, des oreilles poussent, des cornes grandissent. Tout est courbes, chaque millimètre de ce corps en train de prendre forme est bichonné.

Le ponçage devient caresse. Je prends soin de chaque petit être en formation comme je le ferais d’un bébé.

La couleur est déposée comme une peau, uniforme et soignée, dont l’aspect monochrome met en valeur la douceur des formes.

Ces personnages évoquent l’univers manga, les créatures de Miyazaki, la statuaire japonaise traditionnelle, comme de petites divinités, douces et sensibles.