Depuis la nuit des temps, les Inuits ont travaillé l’os, l’ivoire ou la pierre, créant des œuvres magiques ou religieuses ainsi que des outils ou des objets utilitaires.

 

En 1948, James Houston, un artiste peintre découvre l’artisanat Inuit et entreprend de développer cette activité. Il est soutenu par le gouvernement fédéral qui reconnait là un potentiel économique bénéfique aux inuits, grandement assisté par la compagnie de la Baie d’Houston.
Les outils utilisés par les artistes sont le plus souvent fabriqués par les artistes eux-mêmes. Ils sont composés de supports traditionnels comme la scie à métal, la lime, le grattoir, le papier de verre, le marteau et le tournevis.


Rapidement (années 1960), et après des expositions ventes réussies de sculptures inuit, les artistes s’organisent en coopératives autogérées.


En 1967, lors de l’exposition universelle de Montréal, une exposition de sculptures et de gravures consacre l’art inuit sur le plan international.


Depuis, cet art a été reconnu et encouragé, il n’a cessé de s’affirmer. Il est un exemple rare d’art contemporain qui a conservé ses sources traditionnelles d’inspiration tout en s’inscrivant dans la modernité. D’un art communautaire, il est passé à un art d’artistes individualisés.